Le mariage juillet 1457 à Mauléon

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Re: Le mariage juillet 1457 à Mauléon

Message  Aymeric le 2009-07-23, 15:24

Caro68130 a écrit:La cérémonie, belle, venait de se terminer. Le temps qu'ils aillent signer le registre je restais dans le banc pour prier et passer un peu de temps en cette église, au calme, loin des tumultes journaliers.

Puis les jeunes époux s'éloignaient vers la sortie. L'église se vidant peu à peu je faisais un signe de croix avant de sortir à mon tour pour aller féliciter les mariés

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Re: Le mariage juillet 1457 à Mauléon

Message  Aymeric le 2009-07-23, 15:24

Dotch a écrit:La cérémonie toucha à ça fin, une fort belle cérémonie, pour unir ces deux êtres. Tant de souvenirs qui refaisaient surface, un petit sourire aux lèvres, Dotch regarda les deux jeunes mariés s'éloigner pour aller signer les fameux registres.

Avant de sortir, la Duchesse de Saint Florentin, fit une prière. Prière qu'elle consacra à son époux qu'elle n'avait pas vu depuis fort longtemps, sans avoir de ses nouvelles... allait-il bien, est ce que la vie en Irlande se passait bien ? Tant de questions qui chaque jour restaient sans réponses...

Chose faite, elle se leva de son banc et se signa avant de sortir de l'Eglise pour aller féliciter les jeunes mariés.

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Re: Le mariage juillet 1457 à Mauléon

Message  Aymeric le 2009-07-23, 15:25

Aymeric_de_saunhac a écrit:Une présence familière tant attendu à mes cotés. Je n’ose pour autant tourner la tête. Est-ce vraiment toi ? Après tout nous sommes dans une église, les gens disent qu’il peut si passer des choses étranges. Comme pour dissiper mes doutes, j’entends une voix, celle qui me manquait « Aymic ». Un simple mot et je sèche mes dernières larmes rebelles. Tu es là assise à coté de moi je n’en puis plus douter. Un sourire et je te réponds de la même façon, celle que nous utilisons depuis toujours « Yande ».

Si jusqu’à présent j’avais suivit un minimum le déroulement de la cérémonie, plus rien de ce qui se passe autour de nous ne m’intéresse désormais. Je retrouve enfin celle que je pensais ne plus voir. Une seule chose peut dès lors m’inquiéter, la fin de la fête qui signifiera probablement ton départ pour Montpellier. Cette idée en tête, je te pose notre question rituelle bien que j’en sache déjà la réponse et que celle-ci ne changera en rien ce que nos parents ont déjà décidé pour nous. Pendant ce temps, une chose particulière se déroule non loin de nous sans que nous n’en ayons réellement conscience. Alors que notre tante et le Senher qui se trouve à ses cotés jurent de se prendre pour époux et réciproquement pour épouse, nous nous promettons de ne jamais nous séparer :


- (Aymeric) : Tu resteras à jamais avec moi ?

- (Eliandre) : Oui, toujours ! Toi aussi n’est ce pas?

- (Aymeirc) : Oui, je ne peux pas, je ne veux pas te quitter !

Chassant l’idée d’une nouvelle séparation, je repense aux cadeaux que je t’ai préparé. Par manque d’habileté du à mon bras écharpé, j’ai confié à Russo mon trésor. Un petit coup de coude pour attirer son attention qui était focalisé sur l’échange d’anneaux et de pièces entre Tante et son futur époux. Agacé par le dérangement dérangement, elle me tend rapidement le petit coffret qui lui a été confié. Sans plus attendre, je te remets avec un grand sourire cette boite qu’un menuisier de Foix a ouvragé à mon image pour toi. En l’ouvrant, tu y découvres une écharpe et une paire de moufles en poils d’ours blanc, celui que nous avons chassé quelques semaines plus tôt. Les ayant pris pour doudou durant toutes mes nuits, elles ne sentent plus l’ours depuis bien longtemps.

Autour, des applaudissements attirent notre attention. Tante Vanyel embrasse son Senher époux à moins que ce ne soit l’inverse. Qu’importe, le résultat est le même, ils demeurent liés par leur baisé. Reproduisant le schéma, je te fais un bisou furtif sur les lèvres. Après tout, eux ils le font bien alors pourquoi pas nous ? Bien que rapide, la sensation est étrange, légèrement humide, salé par mes larmes, ce n’est finalement pas si désagréable que ce que j’avais pu imaginer jusqu’alors. Souriant, j’observe l’effet de surprise sur ton visage avant d’être entrainer par Russo au dehors. Le temps de tendre ma main vers toi et nous nous retrouvons devant l’église à observer Tante et son Senher époux au milieu du lancé de maïs et autres petites choses(…)


Dernière édition par Aymeric le 2009-07-23, 15:26, édité 1 fois

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Re: Le mariage juillet 1457 à Mauléon

Message  Aymeric le 2009-07-23, 15:25

--Lakhdar a écrit:Le voyage avait été rapide. Propre et bien habillé, Lakhdar était fin prêt pour assister à la cérémonie de mariage. Le jeune homme avait dormi comme un bébé cette nuit, le voyage ne l'avait alors, pas fatigué. En ville, il n'avait pas eu de mal à trouvé l'église : tout le monde ou presque s'y rendait, de loin, on n'y voyait la foule entrante. Alors, lui aussi, passa la porte de l'église, mais lorsque ce fut le cas, la célébration avait déjà commencé. Discrètement, alors, le jeune maure s'installa sur un banc où l'on voulait bien lui laisser une place. Scrutant tout l'édifice, il regardait s'il ne connaissait personne assis sur d'autre banc, mais il y avait tellement de monde qu'il n'arriva même pas à trouver son compagnon blanc. Lakhdar se concentra alors sur l'office du mariage, tout en discrétion.

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Re: Le mariage juillet 1457 à Mauléon

Message  Aymeric le 2009-07-23, 15:28

--Leandro_de_Trastamara a écrit:Enfin. Les époux daignèrent avoir la décence d'emmener leur bonheur exploser ailleurs. Ils traînèrent la gamine avec eux : tant mieux, il pourrait être enfin seul avec Elle et bénéficier de son entière attention. Les invités leur emboîtèrent le pas, rendant son calme et sa quiétude à l'église. Le moment était enfin arrivé. Leandro étendit ses longues jambes puis se leva. Il fit jouer les muscles crispés de ses épaules et se dirigea de sa démarche féline vers ce qu'il supposait être la sacristie. Nonchalamment, il passa une main dans sa sombre crinière pour y remettre bon ordre et retarder encore un peu le moment où il pourrait la voir, lui parler, la prendre entre ses bras... Il attendit encore un peu, jouissant de cette attente, reculant l'instant superbe de la délivrance, se contentant de prêter l'oreille à ce qui se passait de l'autre côté de la porte. Froissement d'étoffes, un livre que l'on ferme... Doucement, l'Espagnol posa la paume de sa main et son front contre le bois qui les séparait encore. Les yeux fermés, il suivait ses mouvements, les imaginant librement grâce à ce qu'il pouvait entendre. Silence. Priait-elle ? Réfléchissait-elle ? La curiosité et l'inquiétude eurent raison du peu de patience qui lui restait. Leandro exerça une légère pression sur le panneau qui pivota sur ses gonds sans grincer. Par l'entrebâillement, il la vit, assise sur un banc, yeux clos, sans doute en train de récupérer quelques forces.

Où était la sauvageonne, perdue dans les ruelles enneigées de Paris, un soir de décembre ? Où était la louve affamée, prête à mordre la main qui se tendait vers elle pour lui porter assistance ? Où était cette enfant farouche de quatorze ans, en guenilles, qui n'avait pas hésité à le braver, Elle qui ne lui arrivait pas l'épaule... De l'être chétif, fragile, sans défense, il ne restait aujourd'hui que le souvenir vivace, ancré au fond de la mémoire de Leandro. De fait, comment aurait-il pu oublier le jour où toute sa vie avait basculée lorsque le hasard fit que le fils de bonne famille destiné à un brillant avenir de juriste qu'il était croisa le chemin de la petite mendiante sans le sou ? Comment aurait-il pu oublier le jour où, du haut de ses vingt-deux ans, celui qui pensait avoir la capitale du royaume de France à ses pieds se retrouva dépouillé de son coeur l'espace d'un instant, le temps que dura le premier regard qu'ils échangèrent ? Cela faisait déjà quinze ans.

Quinze ans au cours desquels il l'avait tour à tour adorée, choyée, aimée silencieusement, puis fuie, haïe, pleurée... Il avait tenté de trouver l'oubli entre les bras de la mort miséricordieuse, au coeur des batailles au sud de son Espagne natale, mais même la Faucheuse n'avait pas voulu de lui. Alors il était revenu auprès d'Elle, tenter en vain de soigner toutes ses blessures, attendant encore et toujours le moment d'enfreindre, avec sa permission, le serment fait dans la chambre d'une auberge parisienne sur sa Tizona... Toujours je serai l'arme qui défendra ton honneur. Toujours je veillerai sur toi, comme un frère veille sur sa soeur. Toujours je me comporterai avec toi comme un frère avec sa soeur, si telle est ta volonté... Elle avait hoché la tête, à la fois curieuse et méfiante, et il avait juré tout cela sur son nom, sur son honneur, sur son épée. Combien de fois depuis avait-il maudit cette promesse ? Sans doute autant de fois qu'il y avait d'étoiles dans le ciel... Leandro fit taire ses souvenirs pour la dévorer du regard. Elle avait grandi et mûri, laissant sa beauté se parfaire et son charme s'épanouir : il avait beau eu chevaucher dans plusieurs royaumes, en aucun d'eux il n'avait trouvé plus exquise ni plus parfaite femme. L'envie de la serrer entre ses bras, de sentir son parfum se fit plus forte. Inutile d'attendre plus : d'un geste sûr il ouvrit complètement la porte et se glissa dans la pièce.


Douce damoiselle, ou plutôt devrais-je dire créature céleste égarée en ce bas monde, c'est plaisir et bonheur que de pouvoir vous retrouver icelieu et bénéficier de votre incomparable compagnie. Sachez que nulle merveille en ce monde ne saurait rivaliser en beauté et en grâce avec vous.

Elle ouvrit les yeux et lui sourit, comme seules les saintes de pierre qui ornaient les églises pouvaient le faire. Leandro lui adressa une révérence profonde, pleine de respect, tachant de cacher les sentiments que ses yeux ne pouvaient taire.

Mon bras et mon épée sont vôtres à compter de cet instant, et ce jusqu'à ce que nos chemins se séparent.

L'Espagnol se redressa, se délectant outrageusement de la surprise teintée de plaisir qu'il lisait sur les traits de son aimée...

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Re: Le mariage juillet 1457 à Mauléon

Message  Aymeric le 2009-07-23, 15:28

Trolkabu a écrit:Enfin. Echange des oui, des anneaux et d'un baiser. De quoi laisser filtrer la joie de Russo, attirant de ce fait un regard amusé. Maxime ne se fit pas non plus attendre, naturellement plus apte à focaliser des yeux jeteurs de reproches, encore plus nombreux que précédemment.

Trol resta un moment à l'arrêt, gênant tout le monde dans le rang, pour mieux se rappeler cet homme. On ne pouvait manquer la silhouette, la stature, l'aura de l'Espagnol. Ainsi donc avait-il fini sa guerre. Pour mieux relancer les hostilités, ici. Trol en laissa échapper un sourire discret. Cet affrontement là était assurément plus délicat, plus risqué aussi. Sans plus s'attarder sur lui, il sortit, suivant la foule et accompagnant la peau d'ours brun dans son lancer de maïs.

Nombreux sont ceux qui prirent ensuite le chemin du banquet. Lui hésitait. D'un côté la faim, de l'autre un manque moins stomacal. Et de chaque, comme un devoir. La dernière qu'il avait dû choisir, il l'avait regretté. Il avisera...

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